26 février 2011

Bernard Lavillier

Pour moi c'est un poète, c'est un monsieur qui m'arrache les tripes lorsque je l'écoute.

Je pense qu'il va de paire avec Blaise Cendrar. Tout les deux m'emmènent en voyage très loin, vraiment très très loin...


Un monument de la chanson

Fidèle à ses opinions, ne cédant jamais à la tentation facile de l’argent et de la stabilité, Lavilliers aborde le nouveau millénaire avec un nouvel album, son seizième. Arrêt sur image traite encore et toujours, mais sans jamais se répéter, des thèmes du chômage, de la pauvreté et de la violence. Comme si le chanteur engagé cherchait à se débarrasser à jamais de ses souffrances, celles qu’il a vécues dans son enfance, et celles, toujours présentes, de ses compatriotes.

Homme volontaire et rebelle, Bernard Lavilliers traversent les années comme les frontières: sans que rien ne l’altère ni ne l’arrête. Son but: lutter sans cesse, à sa manière, contre les injustices.

Sa voix chaude et sensuelle, sa musique dansante et sa poésie sont déjà, après un quart de siècle de carrière, et de nombreux succès (Pigalle la Blanche, Stand the Ghetto, Idées noires, Noir et Blanc, O Gringo, …), la récompense des gens honnêtes. Il soulage les douleurs de l’âme, rend un peu plus regardable un monde tant malmené.

Source ICI 

 

Maintenant je vous propose d'écouter et de lire :

 

Noir et blanc

 
 
 
 
Parole de Noir Et Blanc:

C'est une ville que je connais
Une chanson que je chantais.
Y a du sang sur le trottoir
C'est sa voix, poussière brûlée
C'est ses ongles sur le blindé.
Ils l'ont battu à mort, il a froid, il a peur.
De n'importe quel pays, de n'importe quelle couleur.
Po Na Ba Mboka Nionso Pe Na Pikolo Nionso
Il vivait avec des mots
Qu'on passait sous le manteau
Qui brillaient comme des couteaux.
Il jouait d'la dérision
Comme d'une arme de précision.
Il est sur le ciment, mais ses chansons maudites
On les connaît par cœur,
La musique a parfois des accords majeurs
Qui font rire les enfants mais pas les dictateurs.
De n'importe quel pays, de n'importe quelle couleur.
La musique est un cri qui vient de l'intérieur.
Ça dépend des latitudes
Ça dépend d'ton attitude
C'est cent ans de solitude.
Y a du sang sur mon piano
Y a des bottes sur mon tempo.
Au-dessous du volcan, je l'entends, je l'entends
J'entends battre son cœur.
La musique parfois a des accords mineurs
Qui font grincer les dents du grand libérateur.
De n'importe quel pays, de n'importe quelle couleur.
La musique est un cri qui vient de l'intérieur.

C'est une ville que je connais
Une chanson que je chantais
Une chanson qui nous ressemble.

C'est la voix de Mendela
Le tempo docteur Fela
Ecoute chanter la foule
Avec les mots qui roulent et font battre son cœur.
De n'importe quel pays, de n'importe quelle couleur.
La musique est un cri qui vient de l'intérieur
Po Na Ba Mboka Nionso... Pe Na Pikolo Nionso
 
 
 On the road again


 On The Road Again:

Nous étions jeunes et larges d'épaules
Bandits joyeux, insolents et drôles
On attendait que la mort nous frôle

On the road again, again
On the road again, again

Au petit jour on quittait l'Irlande
Et derrière nous s'éclairait la lande
Il fallait bien un jour qu'on nous pende

On the road again, again
On the road again, again

La mer revient toujours au rivage
Dans les blés mûrs y a des fleurs sauvages
N'y pense plus, tu es de passage

On the road again, again
On the road again, again

Nous étions jeunes et larges d'épaules
On attendait que la mort nous frôle
Elle nous a pris les beaux et les drôles

On the road again, again
On the road again, again

Ami sais-tu que les mots d'amour
Voyagent mal de nos jours
Tu partiras encore plus lourd

On the road again, again
On the road again, again
On the road again, again
On the road again, again
On the road again



Idées noires

 

 Idées Noires 

Il se lève, c'est l'heure, écrase son mégot
Dans sa tasse de café, éteint la stéréo
Eteint le lampadaire, éteint le plafonnier
Eteint dans la cuisine, met la sécurité
Un couloir
Une porte
Un lit
C'est la nuit
Quelques pills pour dormir, je n'sais plus où je suis
Un store noir
Une porte
Un lit
C'est l'ennui
Rien à faire pour l'amour, mais ne dis pas toujours

Où es-tu, quand tu es dans mes bras ?
Que fais-tu, est-ce que tu penses à moi ?
D'où viens-tu ? Un jour tu partiras
Où es-tu, quand tu es dans mes bras ?

Je fais des mauvais rêves, j'suis sur un mauvais câble
Dans la paranoïa, pas de marchand de sable
J'vois en panoramique urgente et désirable
Une blonde décapitée dans sa décapotable
Cauchemar
Highway
Bad trip
Fumée noire
Une vamp vorace tue au fond d'un couloir
J'en sors pas
Cafard
Bad trip
Idées noires
Avalé par l'espace au fond d'un entonnoir

J'veux m'enfuir, quand tu es dans mes bras
J'veux m'enfuir, est-ce que tu rêves de moi
J'veux m'enfuir, tu ne penses qu'à toi
J'veux m'enfuir, tout seul tu finiras

J'veux m'enfuir, quand tu es dans mes bras
J'veux m'enfuir, est-ce que tu rêves de moi
J'veux m'enfuir, tu ne penses qu'à toi
J'veux m'enfuir, tout seul tu finiras

J'veux m'enfuir, j'veux partir, j'veux d'l'amour, du plaisir
D'la folie, du désir, j'veux pleurer et j'veux rire
J'veux m'enfuir, j'veux partir, j'veux d'l'amour, du plaisir
D'la folie, du désir, j'veux pleurer et j'veux rire
J'veux m'enfuir, j'veux partir, j'veux d'l'amour, du plaisir
D'la folie, du désir, j'veux pleurer et j'veux rire

J'veux m'enfuir, quand tu es dans mes bras
J'veux m'enfuir, est-ce que tu rêves de moi
J'veux m'enfuir, tu ne penses qu'à toi
J'veux m'enfuir, tout seul tu finiras

J'veux m'enfuir, quand tu es dans mes bras
J'veux m'enfuir, est-ce que tu rêves de moi
J'veux m'enfuir, tu ne penses qu'à toi
J'veux m'enfuir, tout seul tu finiras...

 

Et pour finir, car je me fais violence pour ne pas vous en metttre plus, ce titre, toujours d'actualité. Jusqu'á quand...

J espere simplement que je vous aurais donné envie de découvrir ce grand artiste

 

Petit

 

Petit 

Un enfant, avec un fusil trop grand
Un enfant, marche lentement, à pas hésitants
Au milieu du sang et du silence, et du silence

Un enfant, mais apparemment c'est plus un enfant
Depuis très longtemps, trop longtemps, trop longtemps

Bientôt dix ans, t'as jamais joué au voleur
Au gendarme qui a peur, à l'insouciance
Petit, tu devrais regarder les filles
Et voir dans leurs yeux qui brillent des valses lentes
Tu vois dans leurs yeux des éclairs de feux
Béton déchiré par les barbelés
Et de temps en temps du cristal de sang
Quand vas-tu mourir ?

Un enfant, avec un fusil trop grand
Un enfant, mais apparemment c'est plus un enfant
Peut tuer comme un grand, comme à la guerre évidemment

Bientôt dix ans, il y a des pays tranquilles
Et des jardins dans les villes, et de l'argent
Petit, tu sais pas jouer aux billes
Tu revends des balles en cuivre, pour le moment
Tu vis au milieu des éclairs de feux
Béton déchirés par le barbelés
Et de temps en temps du cristal de sang
Quand vas-tu mourir ?

Un enfant, un enfant trop vieux, un enfant trop dur
Un enfant bien évidemment peut tuer comme un grand
Et comme c'est la guerre, fait sa ronde, fait sa ronde

Et dans dix ans, si jamais y a plus l'enfer
Si jamais y a plus le fer, le feu, le sang
Petit, tu raccrocheras ton fusil
Comme un cauchemar qu'on oublie, apparemment
Petit, tu joueras peut-être au voleur
Et les gendarmes auront peur de l'insolence
Petit, tu feras danser les filles
Pour voir dans leurs yeux qui brillent des valses lentes
Mais au fond des yeux, des éclairs de feux
Béton déchiré par les barbelés
Et de temps en temps du cristal de sang
Que vas-tu devenir ?
 
 
Les textes ont été pris ICI




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17 août 2010

serge Reggiani

Le titre est "petit Simon"

écoutez ICI

ou là...

Maintenant je vous mets le texte :

Lisez le bien jusqu'a la dernière ligne...


Le temps, petit Simon,
Où tu m'arrivais à la taille
Ça me semble encore tout à l'heure
Mais déjà, tu m'arrives au cœur
Pour toi commence la bataille

Le temps, petit Simon,
Que je te fasse un peu l'école
Me semble venir aujourd'hui
Redonne-moi de cet alcool
Que je te parle de la vie

Tu verras
Les amis ne meurent pas
Les enfants ne vous quittent pas
Les enfants ne vous quittent pas
Les femmes ne s'en vont pas

Tu verras
On rit bien sur la Terre
Malbrough ne s'en va plus en guerre
Il a fait la dernière
Tu verras

Et puis, petit Simon,
Chez nous, personne ne vieillit
Nous sommes là et ne crois pas
Que nous partirons d'aujourd'hui
Pour habiter dans autrefois

L'amour, c'est tous les jours
Qu'on le rencontre dans la vie
Et rien ne passe et rien ne casse
Redonne-moi de l'eau-de-vie
A peine, à peine, voilà, merci

Tu verras
Les amis ne meurent pas
Les enfants ne vous quittent pas
Les femmes ne s'en vont pas

Tu verras
On rit bien sur la terre
Malbrough ne s'en va plus en guerre
Il a fait la dernière
Tu verras

Les femmes infidèles
On les voit dans les aquarelles
Elles vous querellent sous les ombrelles
Dans la vie, ce ne sont pas les mêmes
Elles nous aiment, elles nous aiment

Un homme, petit Simon,
Ce n'est jamais comme un navire
Qu'on abandonne quand il chavire
Et tout le monde quitte le bord
Les femmes et les enfants d'abord

Tu verras
Les maisons ne meurent pas
Les idées ne vous quittent pas
Le cœur ne s'en va pas

Tu verras
Tu va suivre en beauté
Les chemins de la liberté
Tu vivras tu verras
Comme moi

Le temps, petit Simon,
Où tu m'arrivais à la taille
Ça me semble encore tout à l'heure
Mais déjà, tu m'arrives au cœur
Pour toi commence la bataille

Alors, petit garçon,
Moi qui t'aimais, toi qui m'aimais
Souviens-toi que ton père avait
Une sainte horreur du mensonge
Une sainte horreur du mensonge

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16 juin 2010

Un document rare

Jacques Brel avec Dario Moreno dans l homme de la Mancha, bien sur le son n est pas extra mais la magie est la...

Juste un petit tour en arrière, bien loin en arrière, pour vous faire voir écouter et comprendre que nos envies, nos chagrins, et nos buts sont toujours les mêmes, qu'importe la génération dont nous sommes, il n'y a que le mode d expression qui change:

Rap,pop, folk ,toutes les musiques, tag, BD, tableaux,sculptures, poésie,roman, l'art sous toutes ses formes expriment au fil des générations le même besoin de la trouver... 

 

Il y a "la quête"

cette merveille, dont le texte est si magique avec un Jacques Brel  la chante ... a nous écarteler ...

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17 janvier 2010

Le clown chanté par Giani Esposito

Cette chanson m'a accompagnée trés souvent, dans les périodes difficiles, et je l aime toujours autant,surtout interprétée par Esposito... et je voulais la partager avec vous

 

Elle est toujours lá quand il faut...

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09 janvier 2010

Musique du film "train de vie" un morceau d anthologie

C'est d'un morceau d'anthologie que je voudrais partager avec vous.

Je vous conseille fermement de voir ce film, il est fait d'humour, de tendresse, d'humanité sans oublier le rêve et l'espoir

Le film s'appelle "Train de vie" et pour vous situer ce morceau de musique: pendant la seconde guerre mondiale, quelque part en Europe, un village de juifs essaie d'échapper aux allemands. Au cours de leur périple, ils rencontrent un train de tziganes qui essaient d'échapper aux allemands.

Ils se retrouvent autour d'un feu de camp et la...

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Nicolae Neacşu

 Nicolae Neacşu ("Culai") Faisait partie du groupe Taraf de Haïdouks, il est décédé en 2002

 Taraf de Haïdouks est un ensemble musical de Rom de Roumanie, originaire de Clejani. Il est le plus célèbre groupe du genre dans l'ère post-communiste.

Ils sont connus dans leur pays d'origine sous le nom de Taraful Haiducilor, qui veut dire à peu près bande de brigands, mais taraf est aussi le nom traditionnel des groupes de lăutaris (musiciens tziganes roumains). Haiduc ou haïdouk est un terme turc signifiant bandit, en roumain, ce mot a une connotation vieillotte. Le nom du groupe est connu internationalement sous sa forme francisée sans construction génitive « Taraf de Haïdouks ».

...............

Depuis la parution de son premier album chez Crammed Discs en 1991, et sa participation à Latcho Drom (le fameux film de Tony Gatlif), le Taraf de Haïdouks s’est imposé comme un groupe emblématique, qui symbolise la merveilleuse vitalité de la musique tsigane des Balkans. Le groupe a multiplié les collaborations : concerts avec le Kronos Quartet au Royal Festival Hall de Londres, participation (en tant que mannequins/musiciens) aux défilés du styliste d-image: none;">Yohji Yamamoto, présence dans les bandes-son de films tels que “Terminus Paradis” de Lucian Pintilie ou “Train de vie” de Radu Mihaileanu, et apparition remarquée à l’écran (aux côtés de Johnny Depp et Christina Ricci) dans “The Man Who Cried”, le film de la réalisatrice britannique Sally Potter dont ils signent également une partie de la musique. En 2007, ils participent à la Folle Journée de Nantes, pour illustrer "l'Harmonie des Peuples", thème du célèbre festival cette année-là. Les membres du groupe semblent traverser toute cette agitation en conservant leur sens de l’humour et leur philosophie de la vie. Ils résident toujours dans leur modeste village de Clejani, au cœur de la campagne valaque.

 Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Taraf_de_Haïdouks

 C’est avec leur album Taraf de Haïdouks – Musiques des Tziganes de Roumanie, paru en 1991, que le Taraf de Haïdouks allait se révéler aux yeux et aux oreilles du monde entier – un premierdisque avait déjà été publié par Ocora en 1986, tandis que le public français avait pu entendre une partie du groupe au Théâtre de la Ville, lors d’un concert organisé par Laurent Aubert.

Dès lors, chaque disque serait accompagné d’un concert de louanges internationales.

Du Monde à The Guardian, du New York Times à El País, la presse s’accorderait à saluer la vélocité et la virtuosité de ce groupe de musiciens hors norme, parvenant en un tournemain à faire trébucher tous les préjugés d’une world music aux visions ethnocentriques. Leurs folles cabrioles, leurs belles embardées, leurs formidables délires échappent aux grilles de lecture préfabriquées : certains y entendent des échos de Béla Bartók, d’autres décèlent en eux les accents détonants d’un jazz balkanique, certains iront même jusqu’à les comparer à des rockeurs… En clair, cette musique surgie du fin fond de la Roumanie « médiévale » constituera un défi post-moderne à la sacro-sainte loi des catégories, embrasant d’un même élan les corps et les coeurs des auditeurs littéralement happés par cette frénésie de notes qui, pour ne rien gâter, ne néglige ni la sensualité ni la sentimentalité.

Pour ultimes preuves de son pouvoir d’attraction, leur bande-son sera vite mise à l’honneur par nombre d’artistes, pour leur plus grand bonheur. Le cinéaste Tony Gatlif fut l’un des tout premiers à en bénéficier, les intégrant dès 1993 dans son film Latcho Drom, qui narrait le périple du peuple rom au fil des siècles. Ils seront par la suite convoqués pour The Man Who Cried de Sally Potter, la chorégraphe Pina Bausch les invitera à Wuppertal… Johnny Depp, en solide amateur de musique qu’il est, ira jusqu’à dire que les membres du Taraf de Haïdouks sont « les meilleurs musiciens et les gens les plus extraordinaires » qu’il ait pu rencontrer. « Ces types ont le don de vous rendre encore plus vivants ! » Même des musiciens classiques, à commencer par le rigoureux Yehudi Menuhin et l’aventureux Kronos Quartet, seront fascinés par ces troubadours enracinés dans les campagnes de Valachie. Nul doute, dans leurs doigts, dans leurs voix, ces fêtards assoiffés de triples croches haut perchées ont une telle truculence tellurique, une telle puissance onirique, qu’il suffit de les entendre pour que, d’un coup, s’abatte la cloison illusoire entre savant et populaire, entre tradition et novation.

Justement, c’est au moment de la chute du dictateur Nicolae Ceaucescu que l’épique aventure débuta pour ceux que le journal The Independent qualifiera bientôt de « plus extraordinaire groupe de Tziganes au monde ». Et c’est à Clejani, leur berceau natal, qu’il faut toujours retourner pour comprendre de quoi il s’agit. Dans ce petit village roumain, la musique des lautari, l’ancienne caste des ménétriers, est encore présente à chaque pas de porte.

C’est là que deux chercheurs de sons venus de Belgique, Stéphane Karo et Michel Winter, débarquèrent à l’orée des années 1990. Ni une ni deux, emballés comme un seul homme, ils décidèrent de constituer un groupe avec les meilleurs musiciens tziganes, toutes générations confondues, qu’ils enregistrent dans la foulée. À l’époque, même si le label Ocora s’était déjà intéressé à eux, ces virtuoses vivaient reclus, exclus d’un régime qui les considérait aux mieux comme des paysans attardés, au pire comme de potentiels rebelles.

Voilà sans doute pourquoi, en un clin d’oeil malicieux dont ils ont le secret, ils n’hésiteront pas à emprunter à la littérature locale le nom des anciens brigands au grand coeur et au code d’honneur pour se rebaptiser. Le taraf de Clejani se changea ainsi en taraf de Haïdouks, tels que magnifiés par l’écrivain Panaït Istrati : « Ce sont les hommes-écho : tout résonne en eux ! Ils entendent, la nuit, le cri de la chair humaine mordue par la férocité du plaisir ; le jour, ils sursautent avec tous les corps entaillés par la bestiale peine du travail qu’on n’aime pas. »

Parmi la bonne quinzaine de musiciens qui graviteront dans cet orchestre à géométrie variable, le chanteur et violoniste Nicolae Neacsu va vite devenir la figure emblématique. Coiffé d’un galure élimé, ce vieil homme édenté portera ainsi au plus haut toute la dramaturgie induite par leur musique. À cet égard, la terrible « Balada Conducatorolui », à l’adresse du régime de Ceaucescu, montre un aspect bien moins festif. Du fond de sa gorge, c’est tout un peuple qui exprime son ressentiment doux-amer. Sous le vernis de la ferveur rythmique et de la frénésie mélodique, au-delà des impressionnantes cavalcades de violons et d’accordéons, des entêtantes danses de cymbalums, les chansons de ces Tziganes peuvent aussi lever le voile sur les vexations subies au fil des années, des siècles d’oppression. Les écouter, c’est aussi procéder à un dur retour à la réalité, celle d’une tradition ancrée dans le rude terrain roumain, alors même que les pendules du côté de Bucarest se mettent à l’heure européenne.

Décédé en 2002, le vénérable vétéran Nicolae Neacsu ne saura jamais si cette part plus sombre de leur message a bien été reçue dans les longs couloirs de Bruxelles. Une chose est sûre : en 2008, son savoir-faire demeure vivace, tout comme celui de Dumitru Baicu et Ion Manole, deux autres figures historiques du groupe, eux aussi morts et enterrés. C’est cela la force du caractère unique de cette musique : un renouvellement naturel de générations qui permet de constamment reconfigurer ce patrimoine séculier. Pour les plus jeunes issus de ce riche vivier, comme pour leurs illustres aînés, il n’est d’ailleurs pas question de s’en tenir à des codes immuables et figés dans le temps. La tradition n’est ici entendue que pour être relue, n’est transmise que pour être transgressée, telle une matrice en mouvement permanent, ou plutôt une matière vivante. Les lautari qui forment le Taraf de Haïdouks la vivent au quotidien, lors des fêtes, des noces et de tous les autres événements qui rythment les saisons. De même, ils la font vibrer à toutes les autres musiques qu’ils ont l’heur de croiser, quitte à enrichir le vocabulaire et la grammaire de nouvelles accentuations et ponctuations, sans pour autant en dénaturer le propos intimement lié à leur terroir d’origine. Dans le grand concert mondial actuel, qui peut s’avérer n’être qu’un brouhaha mondialiste sans fondement, c’est là que réside toute la pertinence atemporelle de ces bandits, tout sauf manchots.

Jacques Denis

Source  :http://mediatheque.cite-musique.fr

 

 

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29 décembre 2009

Félix Lajko et une cithare ou un violon

C'est vraiment un plaisir de partager, pour l'instant nous restons en Hongrie riche en musique et en musiciens de tout bords.

Ici nous trouvons Felix Lajko qui est un virtuose au violon et qui lá joue de la cithare.

Quant a Magdolna Zsuza elle est sortie d'un jeu du genre "nouvelle star" et avec le temps elle prends de l'ampleur dans beaucoup de styles de musiques.


Mais ici je vous laisse regarder et écouter Félix Lajko 

 



 

Si le dernier morceau pouvait être difficile, par son style celui-ci devrait vous convaincre...


 et la c'est ...

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Csík zenekar - Most múlik pontosan

Csík zenekar - Most múlik pontosan

Sur le festival Sziget 2008

Au cours de la journée des "couplets hongrpois"

 

tout les hongrois connaissent ce refrain

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21 décembre 2009

Pour le plaisir Ghymes

Ghymes : Üzenet (message)

Pour le plaisir rien que de les écouter, 


 

Ce n est qu'un seul morceau...

De sacrés musiciens...

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02 décembre 2009

le groupe Ghymes ( Hongrie)

Ghymes : Tánc a hóban (danse dans la neige..)

Le titre de l'album est Rege (Légendes) ce sont des morceaux traditionnels revisités par des musiciens slovaques de langue hongroise, ils ont commencés par associer du rock avec de la musique Renaissance, très appréciés en Europe Centrale, ils sont dans la catégorie "les chants du monde".

Ils mêlent poésie et musiques traditionnelles, en les écoutant on peut se rendre compte que leur musique peut être écoutée par tous quelque soit la culture de chacun ils sont appréciés au Japon ,en Iraq ,au USA, Canada, Finlande... c est la magie de leur musique.

 

Pour continuer je vous propose deux versions de 

Bazsarózsa ("la pivoine",cette fleur fragile et lourde qui est dans les premières á apparaitre au printemps ...)

Les morceaux de violons sont sublimes.

Je vous laisse écouter

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